Le 17/11/2006


Le 17/11/2006

mis en ligne le 17 novembre 2006

La bd selon Laurent Mélikian,

Fortement incitée par une amie journaliste et photographe, je me suis rendue hier à la mairie du 3e arrondissement (Temple, filles du Calvaire), pour y entendre une communication sur : "La bd est-elle un art ? Pour quel public ?". Vastes questions, auxquelles l’intervenant, (auto-décrété critique de bande dessinée), ne répondit que très succinctement en fin de séance. Pour le reste, il nous fit un cours (un peu bafouillant) sur l’histoire (subjective) du 9e art, de son origine à nos jours.

En gros, d’après L.M. l’histoire commence avec les comics américains et le père fondateur de la bd d’auteur : Will Eisner et son "Bail avec Dieu". Elle se termine plus ou moins et provisoirement avec Joann Sfar (L’Association). Entre les deux ? Marcel Gotlieb, Art Spiegelman plus quelques "Treize", Trolleries, Titeufferies et japoniaiseries. J’exagère à peine.

Dans cette sélection, les femmes, à l’exception notable de la très pipolisée Marjane Satrapi, sont tout simplement inexistantes ! Quid de Ah Nana, seule revue de bandes dessinées féminines jamais publiée (et interdite par la censure) ? Nothing !.. Nouvelle "censure" ?

Le pire dans tout ça est que cette vision partiale, partielle, sexiste, andro et (pourquoi ne pas le dire ?) judéo centrée ne sembla choquer personne dans le public, à part mon amie et moi.

La bédé est heureusement multiple, tant du point de vu des sexes, que des "races". Laurent Mélikian devrait mieux ouvrir les yeux, il s’en apercevrait sûrement et ses communications gagneraient en objectivité.

C.M.