Catherine Beaunez


Catherine Beaunez

mis en ligne le 22 janvier 2009

J’ai tout regardé (sur internet, on ne lit pas !). J’aurais du
commencer par l’introduction. Tout y est dit.

En résumé, au départ, les "organisateurs-auteurs" pensent à une expo
de filles-auteurs de BD (...vraiment ?!). Au final, ils trouvent un
truc + bandant : ramener les dites auteurs à leur qualité de putes
(ou non) et donner à voir - au public et aux dessinateurs - comment
elles se comportent finalement sexuellement. Mais aussi leurs clients.
Nous voilà tous embarqués, dès le départ, dans les fantasmes de ces 2
"organisateurs-voyeurs" qui ne s’impliquent eux-mêmes jamais dans le
récit. Il y a surtout beaucoup d’ambiguité sur le fait que parfois ce
sont les auteurs qui parlent -Trondheim à la sécurité (laquelle ?!)
et Dupuy au vestiaire (!!) -, et parfois ce sont leurs personnages
qui s’expriment. L’idée annoncée étant une partie de bras de fer, une
compèt’ entre filles et garçons et au final, c’est le fantasme (hélas
classique) d’ hommes qui veulent faire rentrer les nanas (même et
surtout des auteures censées réfléchir sur elles-mêmes) dans leurs
fantasmes clos de maison à prostitution. Les lecteurs et visiteurs
vont être très excités par cette ambiguité : on va voir qui dans cette
maison ? Les auteurs en personne, leurs personnages ou leurs porte-
parole ? C’est marrant, cette idée pour moi se rapproche d’un climat
fasciste, - heureusement, à l’intérieur de ce lieu, des personnages
résistent mais pourquoi se sont-ils laissés entrainer ? -, avec des
masques, de la lâcheté, du sado-masochisme, une façade
irréprochable...