Le 28/05/2007


Le 28/05/2007

mis en ligne le 28 mai 2007

Deux poids deux mesures.

L’irrésistible ascension de la grande bourgeoise iranienne, Marjane Satrapi, dessinatrice de pictogrammes (animés) à ses heures.

Marjane Satrapi, dessinatrice de pictogrammes appliqués mais sans grande imagination ni liberté graphique, sans grand savoir artistique non plus, mais quelle importance ? poursuit son irrésistible ascension... Bien. Les méchants barbus iraniens n’ont plus qu’à bien se tenir. Question : ici, une femme tombe tous les trois jours sous les coups de son conjoint d’après Amnesty International qui tire ses chiffres des rapports de police. Comme on sait, dans ces domaines les flics n’ont pas trop tendance à en rajouter. Quand est-ce qu’on en parle ? Mais peut-être, n’est-ce pas un massacre, seulement de la régulation domestique et faire une bédé sur le sujet relèverait sûrement du pesant et gênant "discours victimaire" tant décrié par nos élites.

Les barbus iraniens feraient-ils mieux vendre que les tabasseurs de France et de Navarre ? Attireraient-ils davantage la reconnaissance des pouvoirs et des médias ? On se demande bien pourquoi.

Pour ma part, les quelques éditeurs pressentis pour aborder ce sujet sont resté sans réaction à ce jour. Les assassins de femmes français ne doivent pas avoir la barbe assez longue ! Ou peut-être ne suis-je pas assez bonne dessinatrice ?

C.M.